Retour sur le concert à l’atelier ENKORE avec TIDIANE

Assis à côté de Tidiane sur un bout de terre à Bamako, Julien Kooper, actuellement résident à L’Usine Vivante, entendait pour la première fois les notes de la kora. Il y avait une corde en fil de pêche bleu, celle-là lui faisait un effet particulier à chaque fois qu’elle sonnait. Il sait aujourd’hui que c’était la corde de Sol, et plus de vingt ans après, la kora a toujours une influence majeure sur son parcours. C’est pour cet instrument qu’il a assemblé son tout premier ampli, et maintenant à l’atelier Enkore sont fabriqués des amplis autonomes ultra légers pour tous instruments, des koras de voyage, et récemment même la première kora stéréo au monde
Le lieu permet ainsi de déployer la créativité au service des musiciens et artistes voyageurs, or c’est aussi une entreprise locale qui se veut un lieu de vie et de partage musical lorsque l’occasion s’y prête. Seulement trois mois après avoir investi l’atelier, une première série d’événements a été organisée, avec Cheick Tidiane Dia, le maître de kora mentionné plus haut (je disais donc, 20 ans après, toujours l’influence de la kora…), soit:
– un stage d’intitiation/perfectionnement à la kora avec des participants venus de Lyon et de la Drôme, prolongé par des cours individuels
– un premier concert hébergé et sonorisé par Enkore, dans l’esprit « concert chez l’habitant« 
Un  stage aura lieu l’an prochain (et les suivants si possible!) et surtout l’intention de proposer des concerts s’affirme et se concrétise. Dans son activité un peu particulière il est amené à côtoyer un réseau de musiciens de styles et de démarches variées et originales, voyageurs ou non, aux colorations différentes selon les cas, ethniques, expérimentales, en tout cas très souvent la fibre créative originale est là à fleur de peau.
Et la bonne nouvelle c’est qu’un prochain concert est déjà programmé! Un duo original venu d’Orléans et de Paris viendra se produire tout début Juillet, une création toute fraîche d’un genre qu’on entend pas tous les jours — et pour en savoir plus et réserver sa place: il faut s’inscrire ici!!

La Drôme aime l’Usine Vivante, et l’Usine Vivante aime la Drôme

Le 21 juin dernier, nous avons sorti les trompettes et la clairette pour fêter la Drôme : ce jour-là, le Conseil Départemental du même nom nous a officiellement annoncé qu’il soutenait le projet de l’Usine Vivante pendant trois ans, jusqu’en 2019, par le biais de son appel à projets « Tiers-lieux ».

Selon notre convention, un apport de 30 000 euros d’investissement sera versé en 2017 afin de compléter notre extension au rez-de-chaussée (et les 20 000 euros de crowdfunding levés en novembre dernier). Puis 14 000 euros en 2018 et de 12 000 euros en 2019 seront certainement bien utiles pour asseoir notre fonctionnement et consolider un poste de travail.

Non seulement le soutien financier est conséquent, mais c’est aussi le premier engagement institutionnel dont bénéficie l’Usine Vivante, après celui du Pôle Numérique / Moulin Digital. Nous remercions donc ces précieux acteurs publics locaux qui permettent à des projets citoyens de développement territorial par le biais du numérique de voir le jour et de s’ancrer dans la durée. Cela nous donne encore plus de cœur à l’ouvrage!

LA DRÔME département

Céline, bénévole à la commission Vie de l’Usine et au CA depuis…le début :)

« L’Usine Vivante c’est la puissance de l’action citoyenne »

QUI ES-TU ?Céline Ferry P

Je suis née en Alsace puis j’ai grandi en Bourgogne. J’entame ensuite des études littéraires à Lyon en prépa mais arrivée à la fac, j’aspire à des activités plus concrètes. Nous sommes en 2007, année de la loi LRU[1], blocage des universités et suppression de cours, j’en profite pour m’investir à fond dans les associations et notamment la Maison de l’Ecologie qui me donne envie de me pencher sur l’alimentation et les circuits courts. Je reprends mon cursus l’année suivante en licence de géo et obtiens ensuite un Master 2 en Aménagement et Développement Rural. En 2013, mon stage de fin d’étude m’emmène à Crest et porte sur le programme agricole de la Biovallée. Depuis j’y suis restée !

QUE FAIS-TU ACTUELLEMENT ?

Membre de la coopérative d’entrepreneurs Solstice, je travaille pour l’association Court-Circuit qui œuvre à la sensibilisation sur les circuits courts. Je mène des actions en milieu scolaire, dans les centres sociaux, auprès des habitants des quartiers populaires, etc. Je suis par ailleurs bénévole auprès des Amis de la Terre de la Drôme avec qui j’anime une émission de radio mensuelle sur Radio St Ferreol. Je fais aussi de la danse et du gospel.

QU’EST-CE QUI T’A AMENE A L’USINE VIVANTE ?

A l’automne 2014, nous sommes un groupe d’amis crestois à la recherche d’un lieu de stockage pour les vélos-cargos mais aussi d’un lieu pour se rassembler et échanger. Un ami entend parler de l’Usine, on visite et c’est le coup de cœur ! On s’est tout de suite mis à rêver de quelque chose de plus grand qu’un simple lieu de stockage. Nous formons donc un collectif de citoyens pour développer le projet et en faire un lieu culturel, économique et social. L’association est créée en avril 2015 et développe d’abord le pôle économique à travers la mise à disposition d’espaces de travail partagés.  Depuis, plein de choses ont pris forme, je n’en reviens pas !

QUE FAIS-TU A L’USINE VIVANTE ?

Je suis membre du Conseil d’Administration et référente de la commission « Vie de l’usine ». L’objectif de cette commission est de faire le lien entre les résidents, les bénévoles et les adhérents mais aussi avec l’extérieur. Nous organisons des « inter-commissions » pour que les bénévoles se rencontrent, nous développons des partenariats locaux et nous créons des liens avec les habitants du quartier en participant à la fête des voisins par exemple. Nous mettons également en place des services aux résidents et bénévoles comme l’AMAP ou les commandes groupées. En ce moment, nous réfléchissons également à la programmation des ateliers de partage de compétences et au fonctionnement du foyer qui ouvrira à la rentrée.

QU’EST-CE QUI TE PLAIT A L’USINE VIVANTE ?

L’aventure humaine tout d’abord qui est très diversifiée, à travers le collectif, les échanges avec les résidents, les bénévoles, les propriétaires, les profils sont variés et tous enrichissants. Il y a ici un concentré d’énergies et d’enthousiasme passionnants à vivre ! Et je suis heureuse de m’investir dans ma ville et de mettre en pratique ma vision des territoires en faisant vivre et se rencontrer la cité. Par ailleurs je rêve depuis longtemps de redonner vie aux friches industrielles, c’est un rêve qui se réalise. J’aime aussi que ce soit un collectif de citoyens qui porte le projet, cela permet d’avancer vite, c’est la puissance de l’action citoyenne. On se force aujourd’hui à ralentir pour faire les choses bien et de manière durable. Parfois je relis des mails d’octobre2014 où l’on se projetait à l’Usine à horizon 5 ans et en fait, ils se sont déjà réalisés lors des sorties d’Usine, on peut être fiers de tout le chemin parcouru ! L’Usine c’est beaucoup d’émotions, d’autant qu’elle m’a aussi permis de rencontrer mon amoureux J Bien sûr j’ai hâte que le projet d’ouverture de la dépendance est au public via le bistro se concrétise, que le reste de l’usine soit investie par encore plus d’artisans et de créateurs, que les événements culturels et conviviaux se multiplient, les choses continuent de bouger, l’Usine est vivante !

[1] Loi relative aux libertés et responsabilités des universités

Participez à la création d’une ferme de spiruline au Cameroun, avec l’association Spiruline Solidaire

Spiruline Solidaire, association résidente à L’Usine Vivante, vous invite à participer à sa campagne de financement, pour créer une ferme de spiruline au Cameroun :

« Un médecin qui prescrit de la spiruline à ses patients malnutris, VIH, femmes enceintes, allaitantes, drépanocytaires,… et qui n’en trouve pas assez sur place!

La spiruline n’est pas accessible au Cameroun, les prix sont exorbitants ! Alors qu’avec la petite culture (de bric et de broc…) que ce médecin a monté en 2009, ses patients peuvent se soigner. Mais les quantités sont plus qu’insuffisantes. Dr Ngomatip nous a demandé de l’aide, alors, pour participer à créer des bassins, un laboratoire de récoltes, une formation à la culture de spiruline ( par un producteur Togolais) et un transfert de technologie efficace, on à besoin de VOUS!

Une plate forme de financement participatif et une petite vidéo qui en dit plus long que tous les bla-bla ! »

Retour sur le « coeur de l’usine »

Ce samedi 24 juin a eu lieu l’événement « Au Coeur de L’Usine », qui a permis de faire un point d’étape sur l’avancement du projet.

En deux mots…

  • Des bénévoles de l’Oasis de Sérendip sont venus animer un jeu sur le thème des intelligences multiples
  • Les administrateurs de l’Usine Vivante ont présenté l’avancée du projet en 2016 (à retrouver dans Les rapports 2016)
  • De nouveaux statuts pour l’association ont été votés
  • Paprika Traiteur a préparé de très bonnes frites maisons et Alex de l’excellente Bière d’Esgar
  • Plus de 30 bénévoles se sont démenés pour que la soirée se déroule parfaitement
  • Environ 150 personnes sont passées ou sont restées pour la soirée
  • Et Art Gecko Beat a mis l’ambiance sur la piste de danse !!

Merci à tous !!!

Retour en images sur l’événement

Des nouveaux bureaux à l’Usine !

Les travaux touchent à leur fin et un nouvel espace de travail partagé s’ouvre aux coworkers !

3 places sont encore à pourvoir !

 

L’ANIMATION

L’association propose des animations professionnelles pour les résidents tels que des déjeuner pour présenter son activité, des temps d’échange de pratiques, des « english-lunches » pour s’exercer en anglais.

Mais aussi des temps de convivialité (concours de croissants etc.) et des temps d’échanges sur le bon fonctionnement du lieu (qui fait le ménage ?!) !

 

LES BUREAUX

Ni en open space, ni en bureau privatif, les espaces de travail sont des bureaux d’environ 30m2 divisé entre plusieurs structures.

Aujourd’hui, il reste :

  • à l’étage, au sein d’un bureau de 32 m2, actuellement partagé par 2 personnes: 3 bureaux de 6m2 au prix unitaire (tout compris) de 141 euros TTC

Le tarif inclut également :

  • l’accès à une petite salle de réunion en illimité (et de manière partagée avec les autres résidents)
  • l’accès à 2 box téléphoniques en illimité (et de manière partagée avec les autres résidents)
  • l’usage des espaces communs et, très bientôt, d’un espace cuisine !
  • l’usage d’un photocopieur à l’étage
  • l’accès au wifi

Le tarif n’inclut pas :

  • le coût des copies
  • le ménage (fait de manière auto-gérée)
  • une connexion ethernet
  • une ligne de téléphone fixe

En prenant un bureau à l’usine, au delà de l’accès à un espace de bureau, vous accédez à des espaces communs et des extérieurs. Vous bénéficiez d’un environnement dédié au travail et à la rencontre,  et plein de possibilités de travailler autrement et avec les autres (même en étant tout seul dans sa structure) !

Si vous êtes intéressés : contactez-nous et venez visiter !!

 

Un torréfacteur à l’Usine !

IMG_9177

Chaque arrivée de résident à L’Usine est l’occasion de s’intéresser à un nouveau métier.
Il y a un an et demi nous n’aurions jamais imaginé accueillir des métiers aussi variés et des compétences aussi pointues !
Aujourd’hui c’est au tour d’Antoine Sorez de s’installer à l’Usine et de nous raconter ce qu’il fait.

Qui est ce nouveau résident ?

Antoine est un jeune torréfacteur de 27 ans.
Voilà un mois qu’il travaille dur pour transformer une pièce de l’Usine en atelier de torréfaction.

Après ses études à l’École hôtelière de Thonon, Antoine part pour l’Australie où il découvre une nouvelle approche du café le « coffee bar ».
En 2014, Il continue son voyage  par la Nouvelle Zélande. Il est alors embauché et formé par un torréfacteur d’Auckland. C’est l’occasion de déguster des cafés de grande qualité, apprendre les subtilités de celui ci et échanger avec des personnes passionnées par ce produit. Afin d’approfondir ses connaissances sur le café en rentrant de Nouvelle Zélande, il part en Écosse à Édimbourg pour travailler en tant que barista.
L’expérience est déterminante, Antoine sait qu’en rentrant en France il sera torréfacteur.

Il ne reste qu’à trouver le bon endroit et c’est chose faite à l’Usine Vivante !

Que fait-il au sein de l’Usine ?

Début juillet, Antoine commencera la torréfaction et la vente de café.
Pas de n’importe quel café d’ailleurs. Antoine travaille avec un importateur londonien scrupuleux sur l’origine des grains.  Les cafés proviennent du Costa Rica, du Honduras ou encore d’Ouganda.
IMG_9173

Chaque ferme est visitée, chaque café goûté. C’est ce qu’on appelle le café de spécialité. C’est un café de grande qualité, bio ou issu de petites fermes aux méthodes de travail responsables et respectueuses de la planète. Chaque variété de café torréfiée par Antoine provient d’une ferme spécifique et porte une identité propre. Pas de mélanges ! Tout l’inverse des cafés de commodité (ceux qu’on trouve en supermarché par exemple).
D’ailleurs, Antoine est un torréfacteur engagé. Il réfléchit toute son activité pour qu’elle ait le moins d’impact possible sur la planète.
Et pour que le café qu’il torréfie soit délicieux !

Alors, où trouvera-t-on ce café ?

Eh bien pour l’instant, on le trouve à Saou à l’Amuse Papilles  !
Antoine cherche d’autres distributeurs (boutiques ou restaurateurs) sur Crest. Avis aux entendeurs !
Il aura aussi bientôt sa boutique en ligne et on trouvera sûrement son café dans les meilleurs bars à café de France ! 😉

Antoine a aussi pour projet de proposer des ateliers de découverte du café, de la torréfaction et de dégustation. On vous tiendra au courant !

Appel à partage de connaissances

Vous avez des connaissances / compétences dans les outils numériques, la gestion de projet ou le « Do It Yourself », L’Usine vous propose de les partager ! Dans le cadre des « ateliers de L’Usine », nous cherchons des intervenants motivés pour partager leurs compétences !

DE QUOI PARLE-T-ON ?

Les ateliers de L’Usine, lancés en septembre 2016, prennent un petit coup de neuf. Afin d’être cohérents avec le coeur d’activité de L’Usine Vivante, ils se (re)centrent sur 3 thèmes principaux :

  • La gestion de projet → « A destination des personnes, associations, entreprises qui cherchent des outils et compétences pour faire avancer leur projet ». Par exemple : atelier crowdfunding, atelier gouvernance partagée, atelier modèle économique…
  • Les outils numériques → « Zoom sur des outils web et applications qui font gagner du temps et développent les liens entre les gens ». Par exemple : atelier Mailchimp, atelier réseaux sociaux…
  • Do It Yourslef → « Apprendre à fabriquer quelque chose d’utile qui permette l’autonomisation dans son quotidien ». Par exemple : atelier couture, atelier meuble en palettes…

Les ateliers qui ne rentrent pas dans ces thèmes ne feront pas partie « des ateliers de l’usine », mais les intervenants sont les bienvenus pour utiliser la (future) salle de réunion – en faisant leur propre communication et en posant leur propre cadre. (Si l’activité cadre avec la charte de l’usine bien sur).

QUE « FOURNIT » L’USINE VIVANTE ?

L’Usine Vivante propose une salle (d’une capacité de 12 personnes maximum pour le moment), mise à disposition gratuitement dans le cadre de ces ateliers. Egalement, L’Usine se propose de communiquer autour de ces ateliers et de gérer les inscriptions.

ET FINANCIÈREMENT ?

L’intervenant a le choix de proposer l’atelier gratuitement ou à prix libre. Dans ce cas, 1/3 des recettes est reversé à L’Usine Vivante, pour couvrir les frais de gestion du lieu. Les intervenants auront un document pour présenter l’association en début d’atelier et inviter les participants à adhérer à l’association.

CA M’INTÉRESSE, COMMENT JE FAIS ?

Tout simplement en envoyant, avant le 15 juillet 2017, un email à l’animatrice (laure.besson@usinevivante.org) qui précise :

– Nom, prénom
– Titre de l’intervention + descriptif en 3 lignes
– Durée
– Une proposition de 3 dates entre mi-septembre et mi-décembre (1 sera choisie en fonction de l’agenda de la salle de réunion de l’usine)
– Le nb de personne minimum et maximum pour que l’atelier ait lieu
– La compétence transmise
– 1 image pour illustrer l’atelier
– 1 lien vers 1 site web, le cas échéant

Résidents à la une !

Ce trimestre-ci, quatre résidents sont à l’honneur dans le journal municipal de la commune de Crest « Crest le lien ». Un bel honneur pour ces 4 entrepreneurs qui développent leur activité sur la commune, au sein de L’Usine Vivante !

Vous pouvez retrouver l’article au lien suivant

Et pour en savoir plus sur :

L’AlterTour de passage à L’Usine !

Cette année ce ne sera pas le Tour de France qui passera à Crest, mais l’AlterTour ! Un tour de France à vélo des Alternatives.

10-ans-1024x535Depuis 2008, chaque été, les participants relient d’un coup de pédales différents lieux, à la rencontre de projets et de personnes qui proposent des alternatives. Qu’elles soient économiques, artistiques, énergétiques, environnementales, agricoles ou de solidarité internationale, l’AlterTour rassemble celles et ceux ayant déjà pris d’autres chemins et celles et ceux qui veulent le faire.

Le vendredi 11 août, l’AlterTour fera halte à L’Usine Vivante pour une rencontre-visite en compagnie de Clément, résident à L’Usine et voyageur à vélo. Un pique-nique partagé est prévu suite à la visite. Résidents, bénévoles, amis de L’Usine, n’hésitez pas à venir partager un moment avec eux !2017-02-20-parcours-france2-890x1024

Leur séjour dans la Vallée de la Drôme commencera par une étape à L’Oasis de Sérendip le jeudi, où un chantier participatif est programmé.

Ensuite le vendredi, avant leur passage à L’Usine, ils feront un crochet par l’atelier Au Tour du Cycle, et repartiront ensuite pour le village de Saillans, où ils feront étape le samedi.

Pour plus d’infos : http://www.altercampagne.net