Audrey Ballacchino

Céramiste

En quelques mots :

Je suis originaire des Vosges. Ayant une formation littéraire j’ai d’abord été enseignante de français puis libraire en Lorraine. Peu à peu j’ai eu besoin de m’atteler plus franchement à la création et d’utiliser mes mains. Même si la poésie tient toujours sa place dans l’atelier, il a fallu à un moment que je fabrique des choses concrètement. La terre s’est alors imposée comme medium, familière par mes jeux d’enfant au jardin elle m’a semblé toute proche.
D’abord formée techniquement en Bourgogne au tournage – là où nous nous sommes rencontrées avec Léa il y a 4 ans- je me suis ensuite perfectionnée au sein de La maison de la Céramique à Dieulefit. Cela m’a permis de me professionnaliser et d’établir un axe de recherche. (Recherche que je poursuis en ce moment-même!) C’est à l’issue de cette année que j’ai décidé de mettre en place le projet de cet atelier partagé .

La structure, les projets en cours… :

Je travaille principalement le grès, plus occasionnellement la porcelaine. Je façonne mes objets en les modelant et en tournant. Ce qui m’intéresse c’est l’application d’une gestuelle efficace, répétitive, presque ouvrière à laquelle j’amène une forme d’attention particulière. Le mouvement tient une place importante dans la fabrication, j’en laisse d’ailleurs souvent l’empreinte. C’est comme une petite chorégraphie d’atelier qui produit des formes assez simples que je mets en couleurs. De la émergent des bols et des pièces non-utilitaires.
Objets sculpturaux qui s’assemblent et incitent une prise en main et une manipulation parfois ludique ou ambiguë, ce qui pose la question de leurs fonctions tout de même.
Par ailleurs je donne des ateliers de céramique à des enfants et à des adultes en Ardèche.

Pourquoi avoir choisi d’intégrer l’Usine Vivante ? :

En sortant de La Maison de la Céramique, tout était à trouver, y compris la région d’implantation. Léa et moi, on était toutes deux dans l’idée d’intégrer un espace collectif qui mélange les activités. En entendant parler de ce Tiers-Lieu sur Crest, on a eu envie d’en savoir plus sur son fonctionnement. A notre arrivée à L’Usine Vivante, l’accueil était chaleureux et sympa, et l’initiative correspondait à nos attentes. Assez vite on a pu se projeter dans l’espace du “bocal” et présenter notre projet à l’association et à David Sitbon qui furent intéressés.
En tant que céramistes nous gagnons à mutualiser notre matériel et à se regrouper dans une dynamique commune, tant pour l’émulation créée que pour la richesse des échanges. C’était agréable d’intégrer un projet bien en place qui nous laissait cependant la liberté de co-construire et de penser notre atelier. Et l’aménager en réinvestissant les étagères vieilles d’un siècle qui noircissaient sur les murs de l’usine nous inscrit un peu dans le vécu du lieu.
Depuis quelques mois que nous sommes là on a pu constater que c’était un bon carrefour de croisements et que ça nous permettait de travailler seules et entourées, de partager sur plusieurs plans. On envisage d’ailleurs d’ouvrir des ateliers de céramique dans le courant de 2018.

What else ? :

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