Yannick Régnier

Responsable de projet Energie et territoires

CLER - Réseau pour la transition énergétique

En quelques mots :

J’occupe actuellement le poste de responsable de projets Énergie et territoires au CLER – Réseau pour la transition énergétique, créé avec mon arrivée en 2008. J’ai initié en 2010 et anime depuis le mouvement des territoires à énergie positive en France. De 2008 à 2015, j’ai coordonné successivement deux projets européens impliquant une dizaine de partenaires. J’interviens sur les stratégiques énergétiques territoriales lors de conférences et séminaires, et je coopère régulièrement avec des acteurs de terrain, institutionnels et de la recherche, et d’autres réseaux.
J’ai une formation d’ingénieur généraliste (École Centrale Lyon, 2002). J’ai donc assez “logiquement” commencé ma carrière comme ingénieur installations pétrolières (production, projet, puis procédés) pour le groupe Total, pour lequel j’ai travaillé pendant 4 ans. Par ailleurs, pour l’anecdote, j’ai fait mon stage de fin d’études chez EDF sur les “conséquences structurelles d’un choc d’avion sur l’enceinte d’un bâtiment EPR” [le nouveau modèle français de centrale nucléaire en cours de construction sur quelques sites dans le monde], 9 mois après le 11 septembre 2001… Je suis la preuve par l’exemple que la transition énergétique est possible … et souhaitable ! 🙂

La structure, les projets en cours… :

Le CLER – Réseau pour la transition énergétique est une association française, agréée pour la protection de l’environnement, créée en 1984. Elle a pour objectif de promouvoir les énergies renouvelables, la maîtrise de l’énergie et plus largement, la transition énergétique. En 2017, le CLER fédère un réseau de 300 structures professionnelles réparties sur l’ensemble du territoire français. Au sein de leur association, de leur collectivité ou de leur entreprise, les acteurs du CLER mettent en œuvre la transition énergétique sur le terrain. Par la diversité de leurs activités, de leur nature et de leurs champs d’action, ils contribuent à construire une vision transversale et cohérente de l’énergie.
Au sein du CLER, je coordonne les activités en lien avec les territoires et anime en particulier le réseau des territoires à énergie positive au niveau national. Je mets en lien les territoires entre eux autour du partage de leurs bonnes pratiques. Je leur propose aussi un accompagnement méthodologique via la publication de rapports ou de guides, ou la mise à disposition d’outils et méthodes ayant fait leurs preuves – toujours dans la logique de créer des biens collectifs avec et pour une communauté d’utilisateurs. Je prépare et diffuse enfin des propositions auprès des décisionnaires de politiques publiques, afin de faire progresser la transition énergétique dans les territoires.

Pourquoi avoir choisi d’intégrer l’Usine Vivante ? :

Mon premier lien avec la région, dont je ne suis pas originaire, est celui d’une coopération professionnelle avec la Biovallée, territoire fondateur du réseau des territoires à énergie positive, dès 2010. En 2012, en réponse à un appel du réseau, la Biovallée s’engage dans l’organisation des deuxièmes rencontres nationales “Énergie et territoires ruraux, vers des territoires à énergie positive”. J’accompagne la programmation de cet événement, ce qui m’amène à réaliser de nombreux déplacements en vallée de la Drôme. Germe alors l’idée de nous installer en famille dans la région, à la fois pour son dynamisme et sa douceur de vivre : nous concrétisons ce projet à l’été 2014.
Je pars avec mon travail sur le dos : il me suffit d’un endroit pour poser un ordinateur, d’un téléphone et d’une connexion internet. Aidé par mes relations professionnelles avec la communauté de communes du Val de Drôme, je suis accueilli à la pépinière d’entreprises située sur l’Ecosite à Eurre, où je passe une année riche de rencontres, dans de très bonnes conditions matérielles.
J’entends parler du projet de l’Usine Vivante, à la sortie de l’école Royannez, par deux de ses initiateurs – avant que les bureaux ne soient ouverts. Or il se trouve que j’habite à quelques 100 mètres du site. A la fois pour des raisons pratiques, et séduit par le projet collectif, je témoigne rapidement de mon intérêt à entrer dans les locaux. Nous en parlons entre connaissances personnelles dont les métiers ont aussi trait à l’énergie. Et c’est ainsi que nous sommes entrés ensemble dans un même bureau partagé, avec Stéphane Chatelin (négaWatt), Stéphane Pignal (Dromolib) et Yann Louvel (Bank Track), dès le lancement des locations. Depuis, nous avons pu renforcer notre coopération professionnelle thématique, tout en profitant des échanges très stimulants avec les autres résidents et bénévoles.